28 Juin 2026
“La Gloire de Dieu c’est l’Homme Vivant” (St Irénée de Lyon)
Ce dimanche 28 juin, c’est tout le diocèse de Lyon qui célébrera Saint Irénée, saint protecteur de notre diocèse, le premier à avoir été fondé en Gaule ; c’est pour cela que l’archevêque de Lyon à le titre de Primat des Gaules, et que la cathédrale de Lyon est la Primatiale Saint Jean parmi toutes les cathédrales de France.
Puisqu’il s’agit du Saint Patron de notre diocèse, nous ne célébrerons pas le XIIIème dimanche du Temps Ordinaire comme le reste de l’Eglise Universelle, mais nous utiliserons les lectures propres du diocèse de Lyon. Nous prierons également pour les ordinations sacerdotales (Lucas et Augustin) qui auront lieu à la primatiale dimanche après-midi.
Voici un extrait du discours du Pape Saint Jean-Paul II du 4 octobre 1986 à l’amphithéâtre des 3 Gaules où eurent lieu les persécutions des chrétiens de Lyon en 177 ap JC.
“Je suis chrétien”, répondait simplement et fermement l’un de ces martyrs, le diacre Sanctus, à ses bourreaux. Et “cette affirmation lui tenait lieu de nom, de cité, de race et de tout”, nous précise la lettre des chrétiens de Lyon et de Vienne (Eusèbe, Hist. Eccl. V, 1, 20). Nous aussi nous sommes chrétiens et toute notre existence présente et future, toute notre vocation, toute notre mission sont renfermées dans ce titre. Nous sommes chrétiens, c’est-à-dire, nous sommes du Christ et c’est en Lui que le “Dieu de toute grâce nous a appelés” (cf. 1 P 5, 10), “c’est par sa grâce que nous croyons être sauvés” (Ac 15, 11), c’est dans son “Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu’un seul Corps” (1 Co 12, 13). C’est lui qui nous envoie “par le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création” (Mc 16, 15). Les martyrs de Lyon et de Vienne avaient pleine conscience que le titre de chrétien signifie cette extraordinaire richesse et cette grande responsabilité. Ils n’ont pas voulu renier Celui que leur avait communiqué sa Vie et les avait appelés à être ses témoins. Nous savons qu’ils sont nombreux aujourd’hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la foi chrétienne. En eux le Christ manifeste sa puissance. Les martyrs d’aujourd’hui et les martyrs d’hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus qui est le Chef de notre foi et la mène à sa perfection. (cf. Eb 12, 2)
Chrétiens de Lyon, de Vienne, de France, que faites-vous de l’héritage de vos glorieux martyrs ? Certes, aujourd’hui, vous n’êtes pas livrés aux bêtes, on ne cherche pas à vous mettre à mort à cause du Christ. Mais ne faut-il pas reconnaître qu’une autre forme d’épreuve atteint subrepticement les chrétiens? Des courants de pensée, des styles de vie et parfois même des lois opposées au vrai sens de l’homme et de Dieu, minent la foi chrétienne dans la vie des personnes, des familles et de la société. Les chrétiens ne sont pas maltraités, ils jouissent même de toutes les libertés, mais le risque n’est-il pas réel de voir leur foi comme emprisonnée par un environnement qui tend à la reléguer dans le domaine de la seule vie privée de l’individu? Une indifférence massive chez beaucoup à l’égard de l’Evangile et du comportement moral qu’il exige, n’est-elle pas une manière de sacrifier aujourd’hui petit à petit à ces idoles que sont l’égoïsme, le luxe, la jouissance et le plaisir recherchés à tout prix et sans limite? Cette forme de pression ou de séduction pourrait tuer l’âme sans attaquer le corps. L’esprit du mal qui s’opposait à nos martyrs est toujours à l’œuvre. Avec d’autres moyens, il continue de chercher à détourner de la foi. Chrétiens de Lyon et de France, ne vous y laissez pas prendre. Dans notre monde qui offre à l’homme tant de possibilités de vraie liberté et d’épanouissement spirituel, qui a réalisé des progrès immenses au service de l’homme, que faites-vous pour contribuer à démasquer ces idoles d’aujourd’hui et à vous en affranchir? Puisiez-vous avoir toujours le discernement et le courage de la foi! Vous avez là une tâche commune à accomplir. Un seul et même baptême vous a consacrés dans le Christ. Dans la fidélité à sa Parole et sans rien faire séparément de ce que vous pouvez faire ensemble pour répondre aux besoins de l’homme d’aujourd’hui, “restez fermes dans la foi” (Col 1, 23).
21 Juin 2026
Retour sur l’assemblée paroissiale 2026
Cette année, nous vous avons invités à une assemblée paroissiale un peu particulière : non pas une rencontre où chacun peut écouter et proposer, mais un parcours en groupe, par thème (prière, annonce, accueil, formation et charité), autour d’un texte du magistère. L’enjeu n’était pas de faire d’abord des propositions, mais de se laisser déranger, bousculer, déplacer par ces textes et les échanges qui en découlaient. Une méthode nouvelle qui en a décontenancé plus d’un !
Une soixantaine de personnes s’étaient inscrites, mais plusieurs ont arrêté en cours de route. Les différents groupes se sont réunis à leur rythme entre février et mai. Le programme de chaque rencontre était (en principe le suivant :
- Prière à l’Esprit Saint
- Lecture du texte à voix haute, chacun son tour, tranquillement, paragraphe par paragraphe
- Prendre un temps de silence de temps en temps, pour permettre de digérer ce qu’on a lu
- Dernier quart d’heure : réflexions personnelles, qu’est-ce que le texte me dit à moi personnellement (quelqu’un note brièvement)
- Finir par la prière paroissiale
Sur les 7 groupes, 4 nous ont répondu, plus ou moins en détail, pour nous faire part de leurs réactions, échanges, propositions…
Nous avons tenté de faire une synthèse de leurs remontées, la plus exhaustive possible sans être indigeste. L’Equipe d’Animation Paroissiale va maintenant travailler sur cette base et discerner ce qui est souhaitable, ce qui est faisable, ce qui existe déjà, ce que la paroisse est capable de porter avec le concours des paroissiens. Et surtout, faire en sorte que chaque action soit en lien avec les autres « essentiels » : la charité ne se conçoit pas sans la prière, l’annonce sans la formation, etc.
Bonne lecture !
14 Juin 2026
“Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique” Jn 3,16
Après les solennités de Pentecôte, de la Sainte Trinité, du Saint Sacrement, le marathon va se poursuivre ce vendredi 12 juin avec la solennité du Sacré Cœur de Jésus qui vient clore la Révélation par “Dieu est Amour” 1Jn 4,16.
La solennité du Sacré-Cœur de Jésus – Journée de la Sanctification des prêtres – est célébrée le vendredi suivant la solennité du Corpus Domini. Comme pour suggérer que l’Eucharistie/Corpus Domini n’est rien d’autre que le Cœur même de Jésus, de Celui qui, avec “cœur” prend “soin” de nous.
Le 20 octobre 1672, le prêtre normand Jean Eudes célébra la fête pour la première fois. Mais la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus avait déjà été cultivée chez certaines mystiques allemandes du Moyen Âge – Mathilde de Magdebourg (1212-1283), Mathilde de Hackeborn (1241-1298) et Gertrude de Helfta (1256-1302) – et chez le bienheureux dominicain Henri Suso (1295-1366). Mais ce sont les révélations reçues du Seigneur par l’intermédiaire de la religieuse visiteuse de Paray-le-Monial, Marguerite Marie Alacoque (1647-1690), qui vont contribuer à la diffusion du culte.
Marguerite Alacoque a vécu au couvent français de Paray-le-Monial, sur la Loire, à partir de 1671. Elle a déjà une réputation de grande mystique lorsque, le 27 décembre 1673, elle reçut sa première visite de Jésus qui l’invita à prendre, au sein de l’assemblée de la Cène, la place de Jean, le seul apôtre qui posa physiquement la tête sur la poitrine de Jésus. “Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande. Je t’ai choisie pour ce grand projet“, lui dit-il. L’année suivante, Marguerite eut deux autres visions : dans la première, elle vit le Cœur de Jésus sur un trône de flammes, plus brillant que le soleil et plus transparent que le cristal, entouré d’une couronne d’épines ; dans l’autre, elle vit le Christ éclatant de gloire, avec sa poitrine d’où sortent des flammes de tous côtés, au point de ressembler à une fournaise. Jésus lui parle à nouveau et lui demande de communier chaque premier vendredi pendant neuf mois consécutifs, et de se prosterner par terre une heure durant dans la nuit du jeudi au vendredi. C’est ainsi que sont nées les pratiques des neuf vendredis et de l’Heure Sainte d’Adoration. Dans une quatrième vision, le Christ demande une fête pour honorer son Cœur et pour réparer, par la prière, les offenses qu’il a reçues. La fête a été rendue obligatoire pour toute l’Église en 1856 par Pie IX.
En 1995, saint Jean-Paul II institua en ce même jour la Journée mondiale de prière pour la sanctification du clergé, afin que le sacerdoce soit gardé dans les mains de Jésus, voire dans son cœur, pour être ouvert à tous. ” (source : Vatican News)
P. Jean-Xavier +
7 Juin 2026
Fête paroissiale !!!
Ce dimanche, l’Eglise fête la solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, et la liturgie met encore davantage en lumière le trésor de notre foi : l’Eucharistie.
Le plus grand de tous les sacrements est paradoxalement celui que nous pouvons recevoir le plus souvent, au risque de tomber dans la banalité. Le Saint Concile Vatican II parle de l’eucharistie comme : « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (Constitution sur l’Église n°11).
Pourquoi cette place particulière ? Le baptême nous donne la filiation divine en faisant de nous des enfants de Dieu, la confirmation répand sur nous l’Esprit Saint… Mais l’eucharistie rend présent le mystère pascal, le mystère de notre Salut qui se rejoue à chaque messe ; à chaque messe, nous assistons réellement à la mort et à la résurrection du Christ : c’est le mémorial, “faites cela en mémoire de moi” (Lc 22,19). De même, quand nous communions aux espèces eucharistiques, nous recevons réellement le corps et le sang du Christ : ” En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi“, c’est ce que va affirmer le Christ avec force dans tout l’évangile de ce jour au point qu’une partie de ses disciples vont l’abandonner.
C’est l’acte ultime de l’amour de Dieu pour chaque homme qui se renouvelle chaque fois que nous l’invoquons.
Mais c’est aussi la fête de notre paroisse du Saint Sacrement, une année riche qui nous a permis de grandir dans la joie, la foi, l’espérance et l’amour. À travers cette fête paroissiale, nous mettons en pratique ce grand commandement du Christ : Jn 13, 34-35 ” Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres “.
C’est un moment où chacun est invité à sortir un peu de lui-même pour se tourner vers son prochain, celui que nous n’avons pas choisi mais que Dieu a mis sur notre chemin. C’est un moment particulier où nous remettons le Christ au cœur de notre journée, et non plus noyé par nos vies trépidantes au milieu de nombreuses activités.
Depuis Lourdes, je souhaite à l’avance une belle fête patronale et vous dis à samedi pour les 1ères vêpres à 18h qui ouvrirons ce grand jour !
P. Jean-Xavier +
31 Mai 2026
Après la confirmation : témoignages
Comme vous le savez, nous fûmes six confirmands du Saint-Sacrement à avoir reçu la grâce de l’Esprit Saint samedi dernier, à l’occasion de la Pentecôte. L’attente de cette journée fut pour moi quelque peu particulière car, contrairement au baptême célébré à la Vigile pascale, je ne savais pas trop comment s’organiserait la célébration. Semblable à l’appel décisif, avec une liturgie de l’Esprit Saint, chacun des confirmands de l’assemblée reçut d’un prêtre, au moment de l’onction, une mission/orientation pour notre nouvelle vie à venir. Ainsi, la phrase « devenir missionnaire de l’Église », mainte fois réitérée durant mon parcours, prit ici tout son sens pour moi. On acte, par la confirmation, non pas un moment, mais un devenir : agir auprès de notre prochain, selon les dons de Dieu et de l’Esprit Saint ; travailler au dessein de Dieu, et faire de sa parole le cadre de nos actes. (Mickael)
Ce jour de Pentecôte, lors de ma confirmation, j’ai vécu une rencontre profonde avec l’Esprit Saint. Pendant la procession, accompagné par Lia ma marraine, un amour intense m’a envahi au rythme du battement de mon cœur. Inspiré par Saint Philippe Néri, dont le cœur brûlait d’amour pour l’Esprit, j’ai ressenti cette présence confirmant ma foi. Revêtu de son amour, je me sens désormais envoyé pour témoigner. Je bénis le Seigneur de m’avoir permis de lui dire Oui ! (Hugo)
J’ai eu le plaisir d’être accompagné de la paroisse afin d’être confirmé. La messe était sensationnelle et j’ai eu l’impression qu’un poids m’a été enlevé. Je prie que le Saint Esprit guide tous les confirmés de 2026. (Claudia)
Comment mettre des mots sur une journée qui touche l’âme et le cœur ? Je suis encore sur mon petit (grand) nuage depuis samedi. J’aborde cette nouvelle étape le cœur rempli de sérénité, d’amour et surtout de gratitude. La neuvaine que j’ai préparée m’a permis de vivre ce sacrement avec beaucoup de paix intérieure, et je me sens profondément reconnaissante envers toutes les personnes qui m’ont accompagnée sur ce chemin, que ce soit ma famille, mes amis ou les membres de l’Église du Saint-Sacrement. Je pense aussi particulièrement à ma marraine Mathilde, qui a été un véritable rayon de soleil dans ma vie au moment où j’en avais le plus besoin cette année. Merci à elle d’illuminer ma foi, de m’écouter avec patience et de me guider avec tant de nuance et de bienveillance. (Mélody)
Ma confirmation a été une étape belle et marquante dans mon chemin de foi. Pendant la préparation, j’ai pris le temps de réfléchir en profondeur à ma relation avec Dieu, à la place de l’Esprit Saint dans ma vie, et à ce que signifie concrètement être chrétienne aujourd’hui.
Le jour de la messe, entourée de ma famille, de mon parrain et de ma marraine de confirmation, ainsi que des autres confirmés, j’ai ressenti une joie profonde. J’ai été très émue, au point d’avoir les larmes aux yeux à plusieurs reprises, portée par l’émotion et la joie de ce moment. Aujourd’hui, je demande à l’Esprit Saint de me guider chaque jour, de m’aider à faire les bons choix et à témoigner simplement de ma foi, là où je suis, dans ma vie de tous les jours, pour être à mon tour un signe de l’amour de Dieu autour de moi. (Delphine)
24 Mai 2026
Viens Esprit de Sainteté !
Si l’on parle beaucoup de l’Esprit Saint pendant la fin du temps pascal, il reste toujours en grande partie mystérieux, parce qu’il est Dieu au même titre que le Père et le Fils, et que Dieu sera toujours au-delà de notre compréhension : il est le Créateur et nous sommes les créatures.
Aussi pour comprendre un peu plus l’action et “l’utilité” de l’Esprit Saint dans notre vie de foi personnelle et ecclésiale, voici ce texte du Métropolite Ignace de Laodicée (Syrie) qu’il proclamait dans les années 60 :
« Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Évangile est une lettre morte, l’Église une simple organisation, l’autorité une domination, la mission une propagande, le culte une évocation, et l’agir chrétien une morale d’esclave.
Mais en Lui : le cosmos est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume, le Christ ressuscité est là, l’Évangile est la puissance de vie, l’Église signifie la communion trinitaire, l’autorité est un service libérateur, la mission est une Pentecôte, la liturgie est mémorial et anticipation, l’agir humain est déifié ! »
Que l’Esprit de Pentecôte nous donne une foi vivante et agissante !
“Viens Esprit, Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.” (Extrait de la séquence de Pentecôte, veni sancte spiritus)
P. Jean-Xavier +
10 Mai 2026
Que Ton règne vienne !
Au cours des prochaines semaines, l’Église du Christ va vivre plusieurs solennités clefs de notre foi : l’Ascension dans une semaine, qui marque le terme de la mission de Rédemption du Christ, puis 10 jours après la Pentecôte et le don de l’Esprit Saint aux disciples.
Aussi la liturgie de la Parole des prochains jours va prendre une orientation particulière en nous faisant entrer dans le temps de l’Église.
Lors de la fête de l’Ascension nous approfondirons 4 points :
- Le Christ va nous préparer une place à ses côtés dans le Ciel, nous rappelant que nous ne sommes que de passage sur cette terre et que notre véritable patrie se trouve auprès de Dieu, au cœur de la Trinité.
- La promesse du don de l’Esprit Saint.
- L’envoi en mission de l’Église : “Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit” (Mt 28, 19). L’Église est missionnaire par appel du Christ lui-même !
- Et enfin cette promesse : “Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” (Mt 28, 20).
Puis ce sera la Pentecôte et le début de la mission de l’Église, où les apôtres et disciples devront reprendre le flambeau : “convertissez-vous et croyez à l’Évangile, vous êtes sauvés ! “. Ce sera le message des premiers chrétiens, et seule la force provenant du Saint-Esprit peut nous permettre de remplir notre vocation de baptisés et de témoins dans le monde.
Aujourd’hui et depuis 2000 ans, nous sommes dans ce temps de la Pentecôte, ce temps de l’annonce de la Bonne Nouvelle aux hommes et aux femmes qui l’ignorent. Les moyens ont changé avec le temps, mais le message est toujours le même : “Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle” (Jn 3, 16).
Cette simple phrase est la source de toute l’espérance et la joie chrétienne, puisse-t-elle également être la nôtre aujourd’hui.
P. Jean-Xavier +
3 Mai 2026
Save the date : 7 juin 2026 !!!
L’année dernière, dans le cadre des 150 ans de la paroisse, notre communauté s’est réunie pour un repas paroissial/barbecue le 22 juin sous un soleil écrasant. Cette année nous avons été interpellés par de nombreux paroissiens pour une réédition !
Aussi, puisque notre fête paroissiale (la fête du Saint Sacrement pour les plus distraits…) tombe le 7 juin, l’EAP vous invite à bloquer cette date dans vos agendas.
Cette année encore, Madame Tiphaine de la Salle, directrice de l’école du Saint Sacrement, nous prête l’accès à la cour de l’école, dans un cadre fermé pour que les enfants puissent évoluer librement, et il devrait y avoir des installations pour se prémunir du chaud, même si, début juin, nous devrions être plus au frais que l’an passé.
Au menu de la journée :
- Messe festive à 10h (choristes bienvenus)
- Hot dog
- Barbapapa
- Buvette
- Repas partagé (salades, quiches, desserts…)
- Activités pour les enfants en mode kermesse (pêche à la ligne, chamboule-tout…), boules ou mölkky pour les adultes
- Adoration du Saint Sacrement pour clore dignement notre fête paroissiale.
Si des familles sont intéressées pour donner un coup de main, notamment pour la kermesse, merci de vous signaler à la paroisse qui prendra en charge les dépenses occasionnées.
Pour rassembler plus largement les paroissiens, il n’y aura pas de messe anticipée le samedi 6, mais nous célèbrerons ensemble les premières vêpres du Saint Sacrement !
Père Jean-Xavier +
26 Avril 2026
Dimanche du bon Pasteur : 63 journée mondiale de prière pour les vocations
Extraits du message du pape Léon pour les multiples vocations au sein de l’Église :
“Cette relation personnelle à Dieu se construit dans la prière et le silence et, si elle est cultivée, elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer, mais un projet d’amour et de bonheur. Le soin de l’intériorité : c’est de là qu’il est urgent de repartir dans la pastorale des vocations et dans l’engagement toujours renouvelé de l’évangélisation.
Dans cet esprit, j’invite tout le monde – familles, paroisses, communautés religieuses, évêques, prêtres, diacres, catéchistes, éducateurs et fidèles laïcs – à s’engager toujours plus à créer des contextes favorables afin que ce don puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir, devenant un chemin de bonheur et de salut pour chacun et pour le monde. En nous engageant sur la voie que Jésus, le beau Pasteur, nous indique, apprenons alors à mieux nous connaître nous-mêmes et à connaître de plus près Dieu qui nous a appelés.
Chers jeunes, écoutez cette voix ! Écoutez la voix du Seigneur qui vous invite à vivre une vie pleine, épanouie, en mettant à profit vos talents.
La vocation n’est pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe de manière analogue à la vie humaine, dans lequel le don reçu, en plus d’être préservé, doit se nourrir d’une relation quotidienne avec Dieu pour pouvoir grandir et porter ses fruits.
Elle place notre vie face à Dieu qui nous aime, et qu’elle nous permet de comprendre que rien n’est le fruit d’un chaos privé de sens, mais que tout peut être intégré sur un chemin de réponse au Seigneur qui a un plan magnifique pour nous.”
Message complet du pape Léon : https://www.dieumattend.fr/journee-mondiale-de-priere-pour-les-vocations-2026/
“Aimer c’est tout donner et se donner soi-même” Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
P. Jean-Xavier +
19 Avril 2026
50 jours pour passer de Pâques à la Pentecôte
Le temps Pascal est marqué par la joie de la Résurrection du Christ, mais aussi par la libération de notre humanité du mal et de la souffrance, même si cela ne sera totalement réalisé que dans la plénitude de la Vie Éternelle.
Mais il y a une autre dimension de ce temps liturgique qui est le don ou la réception de l’Esprit Saint dans notre vie. À travers les lectures de la messe qui nous mèneront jusqu’à la Pentecôte, la liturgie nous montre la place essentielle du Saint-Esprit pour une vie de foi authentique.
Pour beaucoup de chrétiens, le temps de Carême est un vrai temps de conversion, mais bien souvent les efforts se relâchent d’un coup après la Semaine Sainte, si bien que l’on a l’impression d’avoir perdu tout le bénéfice de ces dernières semaines !
Aussi faut-il habiter ce temps pascal, qui est une montée en puissance vers la dernière étape de la Révélation : le don de l’Esprit Saint à l’Église du Christ. Nous pouvons nous y préparer en lisant quotidiennement les lectures de la messe, même si nous ne pouvons pas y assister en direct, accorder davantage de place à l’Esprit Saint dans notre prière personnelle, redécouvrir la 3e personne de la Trinité par son action concrète dans notre vie, ainsi que les 7 dons de l’Esprit, ou encore lire les Actes des Apôtres…
Pour faire une œuvre d’art, le potier va humidifier l’argile pour pouvoir la travailler sans qu’elle ne s’effrite, et à partir de là il pourra lui donner la forme qu’il désire et en faire une œuvre d’art. De même, pendant ces quelques semaines, Dieu nous invite à préparer notre âme à recevoir le Saint-Esprit en le demandant, afin qu’au moment de la Pentecôte nous puissions accueillir en nous la Troisième Personne de la Trinité, qui nous permettra de vivre pleinement comme des fils et filles de Dieu.
P. Jean-Xavier +
05 Avril 2026
De la Croix à la Gloire
Il est difficile de parler de la Résurrection du Christ alors que nous sommes le Vendredi Saint et que dans la soirée nous allons faire mémoire de la mort et de la mise au tombeau de notre Sauveur.
Chaque année, nous revivons ce Mystère Pascal qui est le pivot de toute la foi chrétienne : Dieu qui, dans une ultime démonstration d’amour pour l’humanité, donne sa vie pour nous libérer du péché (qui nous coupe de Dieu, des autres et de nous-même), et qui 3 jours après ressuscitera, nous ouvrant les portes du pardon et de la Vie Éternelle, et tout cela sans que nous l’ayons mérité ! Un don gratuit fait par un Amour désintéressé.
Nous allons vivre lors de la Vigile Pascal le baptême de Clyde et Jasmine, qui vont renaitre à la Vie Nouvelle, être libérés du péché des origines, devenir enfants de Dieu et entrer dès maintenant dans cette Vie éternelle qui nous est offerte. C’est l’occasion pour nous (anciens baptisés), de nous rappeler notre propre baptême, cette dignité qui nous est donnée gratuitement et cette promesse qui nous est faite.
La liturgie de ce Triduum Pascal a pour objectif de nous faire cheminer avec le Christ heure par heure, en le suivant de l’agonie au jardin des Oliviers jusqu’à la Gloire de la Résurrection, afin de nous rappeler le coût qu’a représenté notre Salut : “Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle” (Jn 3, 16). C’est un acte d’amour sans équivalent qui doit nous amener à nous livrer sans limite à la tendresse de Dieu car “Dieu est amour” (Jn 4, 16). Soyons donc témoin de l’Espérance au cœur d’un monde marqué par la guerre, l’individualisme et le désespoir.
À l’appel du pape Léon et de notre évêque Monseigneur de Germay, prions particulièrement pour tous les chrétiens qui à travers le globe sont empêchés de vivre cette Semaine Sainte, ou qui risqueront leurs vies en se rendant aux célébrations comme au Nigéria, au Proche-Orient, au Nicaragua et tant d’autres pays.
“À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.” Jn 13, 35.
P. Jean-Xavier +
29 Mars 2026
Pitié pour ceux qui meurent et ceux qui font mourir
Alors que nous entrons dans la Semaine Sainte, qui nous invite à mettre nos pas dans les pas du Christ en sa Passion, l’actualité met sous nos yeux nos frères chrétiens persécutés et en détresse, encore aujourd’hui, dans les pays qui ont vu naître le christianisme. Le sacrifice du Christ n’est pas de l’histoire ancienne : Dieu est toujours du côté des victimes. Il attend de nous la lumière de l’amitié et le courage de l’espérance.
Chers frères et sœurs,
La conférence des évêques de France a publié un message pour la paix au Moyen-Orient : « Le chemin durable vers la paix ne passe pas par la guerre ». J’encourage vivement les catholiques du diocèse de Lyon à faire preuve de générosité pour nos frères des Églises du Moyen-Orient qui souffrent de la guerre.
Prions particulièrement pour les diocèses avec lesquels notre diocèse est jumelé (Mossoul en Irak et Antélias au Liban). Dans une lettre datée du 19 mars, l’évêque d’Antélias m’écrivait : « la situation concrète est dramatique pour plus d’un million de personnes, et l’horizon ne laisse entrevoir, pour l’instant, aucune issue. Les besoins sont immenses. Beaucoup ont tout perdu (…) De toutes nos forces et selon nos moyens, nous nous efforçons de répondre aux besoins les plus urgents des personnes déplacées dans notre diocèse. » La Fondation Saint-Irénée, qui agit pour le compte du diocèse de Lyon, soutient particulièrement les œuvres sociales et les écoles du diocèse d’Antélias. N’hésitez pas à lui adresser un don.
Par ailleurs, comme chaque année, la quête de l’office du vendredi Saint sera dédiée à l’entretien des lieux saints en Terre Sainte. Là aussi, de nombreux chrétiens vivent dans une situation très difficile en raison de l’absence de pèlerins. Votre soutien financier leur permettra d’ouvrir à nouveau les écoles et de garantir l’accès aux soins.
Soyons généreux et prions pour nos frères et sœurs du Moyen-Orient.
+ Olivier de Germay
22 Mars 2026
De la crèche à la Croix
Ces derniers jours, la liturgie joue un jeu étonnant. Le 19 mars nous avons célébré la solennité de la Saint Joseph avec l’évangile de son annonciation : “Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus” (Mt 1). Et le 25 mars nous célébrerons l’Annonciation de la Vierge Marie, avec l’annonce de l’archange Gabriel.
A la veille de la Semaine Sainte, nous replongeons dans le mystère de la Nativité du Christ. C’est une façon pour l’Église de nous rappeler qu’au-delà du côté “mignon” et familiale de la fête du Noël, il s’agit avant tout du premier acte de l’Incarnation du Fils, qui dès le début sera marqué par la persécution avec le massacre des saints innocents par Hérode, puis la crucifixion au Golgotha, avant la gloire de la Résurrection.
Il y a deux raisons à l’Incarnation du Fils. La première est d’opérer le Salut de l’humanité, qui s’est détournée de Dieu par un mauvais usage de sa liberté, préférant choisir le mal plutôt que le bien. La deuxième (ou première peut-être…) et de rapprocher le divin de l’humain, de nous faire “prendre part à la divinité de celui qui a daigné partager notre humanité“, comme dit le prêtre à voix basse lors de l’offertoire.
Dans tous les cas, que ces doubles solennités de Saint Joseph et de l’Annonciation nous fassent grandir dans la contemplation du mystère du Christ qui se manifeste à nous par cet Amour fou, au-delà de notre compréhension : “Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.” (Jn 3, 13-16).
P. Jean-Xavier +
15 Mars 2026
Des servantes de l’assemblée ?
Suite à une demande de différentes familles de la paroisse, j’ai été contacté afin d’organiser dans notre paroisse un groupe de Servantes d’Assemblée. Il n’y a aucune opposition théologique ou magistérielle à ce que des filles soient servantes d’autel, mais j’ai décidé d’une séparation des rôles entre garçons et filles pour des raisons liturgiques et pastorales, en accord avec le mandat de Mgr de Germay.
Des raisons liturgiques :
La théologie biblique est fondée sur l’échange entre le Christ et son peuple, ou plutôt de l’Époux et de l’Épouse, pour exprimer l’Alliance. Cette image de la relation conjugale est largement présente dans l’Écriture : dans le livre d’Isaïe à cinq reprises, chez Jérémie, Ezekiel, Osée, le Cantique des cantiques, Saint Paul, l’Apocalypse…
Dans la liturgie, le Christ est représenté par l’autel et le prêtre qui agit in persona Christi capitis (Concile Vatican II décret Presbyterorum Ordinis) ; l’Église quant à elle est symbolisée par l’assemblée des fidèles (ecclesia ou assemblée convoquée). Aussi les servants d’autel sont au service du Christ et limités au chœur de l’église. Les servantes, quant à elles, sont au service de l’Église et ont la mission de guider l’assemblée dans la prière par l’accueil, la liturgie de la Parole, l’acte d’offrande à l’offertoire, le don de la paix qui nous vient du Christ, le mouvement de communion, qui sont autant de symboles de la prière de la communauté et qui peuvent nous aider à approfondir le sens même de la messe.
En des termes bibliques, il s’agit de la réponse de l’Épouse (l’Église) à l’invitation de l’Époux (le Christ).
Des raisons pratiques :
Il n’est nullement question de remettre en cause les compétences de la gente féminine pour le service de la messe, bien au contraire ! Mais l’expérience a montré, à travers de nombreuses paroisses, que lorsque des filles étaient au service de l’autel, elles finissaient par remplacer complètement les garçons car plus fiables, plus concentrées… Or, il y a un enjeu majeur de vocations sacerdotales à travers les servants d’autel. Nous constatons depuis des années la crise de la réponse à la vocation (car Dieu ne cesse pas d’appeler), et il n’est pas nécessaire de scier la branche sur laquelle nous nous tenons !
J’ai demandé à ce que le projet soit présenté à l’EAP, puis soumis au vote, sachant que je voulais une adhésion à l’unanimité, ce qui a été le cas.
Nous pouvons rendre grâce pour ces jeunes filles et garçons qui se mettent au service de notre paroisse pour embellir nos messes et nous aider à prier.
Si des enfants souhaitent rejoindre l’un ou l’autre groupe, il suffit de me contacter et je transmettrai aux personnes responsables.
P. Jean-Xavier +
8 Mars 2026
Les scrutins
Dans le vocabulaire ecclésial, le mot « scrutin » rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal. (Définition de la CEF).
Lors de cette vigile pascale, notre paroisse vivra 2 baptêmes d’adultes : Clyde et Jasmine. Tout au long de ce temps de Carême, l’Eglise se fait un devoir de prier pour ceux qui vont devenir enfants de Dieu, et nous sommes invités, “les vieux croyants”, à redécouvrir la gloire du baptême que nous avons reçu et que nous oublions si souvent. Nous vivrons dans les trois prochains dimanches les scrutins des futurs baptisés. Voici le sens et le but des scrutins selon le Rituel de l’Initiation Chrétienne des Adultes (RICA 148-151) :
Les scrutins, que l’on célèbre solennellement le dimanche, sont accomplis au moyen des exorcismes. Ils ont ce double but : faire apparaître dans le cœur de ceux qui sont appelés ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir. Ils sont donc faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions, stimuler les volontés, afin que les catéchumènes s’attachent plus profondément au Christ et poursuivent leur effort pour aimer Dieu. Ils donnent aux futurs baptisés la force du Christ, qui est, pour eux, le Chemin, la Vérité et la Vie.
Il est demandé aux futurs baptisés d’avoir le désir de parvenir à une connaissance intime du Christ et de l’Église et, en ce temps des scrutins, à une meilleure et sincère connaissance de ce qu’ils sont devant Dieu, dans un discernement sérieux de leurs dispositions et une vraie conversion.
Dans le rite de l’exorcisme, les « appelés », instruits par la Mère Église du mystère du Christ libérateur du mal, sont délivrés des suites du péché et de l’influence du diable ; ils sont fortifiés dans leur itinéraire spirituel et ils préparent leur cœur à recevoir les dons du Sauveur.
Pour éveiller le désir d’être purifié et racheté par le Christ, il y a trois scrutins. D’une part, ils pénètrent l’esprit des catéchumènes du sens du Christ Rédempteur qui est l’eau vive (cf. Évangile de la Samaritaine), la lumière (cf. Évangile de l’aveugle-né), la résurrection et la vie (cf. Évangile de la résurrection de Lazare). D’autre part, ils leur permettent d’être instruits peu à peu du mystère du péché et de ses conséquences présentes et futures, dont le monde entier et tout être humain attendent d’être sauvés et libérés.
Du premier au dernier scrutin, les futurs baptisés approfondissent leur désir de salut et la découverte de tout ce qui s’y oppose.
P. Jean-Xavier +
1er Mars 2026
Extraits du message du pape Léon XIV pour l’entrée en carême
L’écoute
Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.
Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».
Jeûner
Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
Ensemble
Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).
De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.
Message complet du pape pour Carême 2026 : https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/lent/documents/20260205-messaggio-quaresima.html
22 Février 2026
“Là où est la haine, que je mette l’amour.“
Alors que notre pays semble se diviser de plus en plus suite au meurtre du jeune Quentin, ces mots de Saint François d’Assise indiquent la voie que le chrétien est invité à prendre.
C’est le message de la loi nouvelle donnée par le Christ lors des Béatitudes : ne pas répondre à la haine par la haine, sinon elle dévorera tout sur son passage. Face aux violences, aux mensonges, aux endurcissements du cœur, le Christ nous invite à y mettre un terme par l’Evangile.
Dans ce temps de carême, nous pouvons prier pour ce jeune homme, sa famille et ses proches, peut-être même prier pour ses bourreaux (Mt5, 43-48). Prions pour notre pays, comme la Bible nous y invite (2Ch 7,14). C’est une des raisons pour lesquelles nous sommes sur cette terre : intercéder auprès de Dieu pour tous ceux qui ne prient pas, qui ne connaissent pas Dieu, pour les pécheurs, afin qu’ils rendent droit leurs chemins. Sans parler de prier pour notre propre conversion !
Peut-être que la prière de Saint François d’Assise, dont nous fêtons les 800 ans de son entrée au ciel, peut nous guider et nous aider à assumer notre rôle de fils et filles de Dieu dans ce monde.
« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,-
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
P. Jean-Xavier +
15 Février 2026
Tuto Carême
Quelle est l’origine du carême ?
Le carême (qui veut dire 40 en latin) tire son origine des 40 ans que le peuple hébreu a passé dans le désert après sa libération de l’esclavage d’Egypte, en vue de se purifier avant d’entrer dans la Terre Promise.
Le carême est également une référence au 40 jours que Jésus-Christ a passé dans le désert après avoir été baptisé par Jean le Baptiste, et avant de commencer l’annonce du Royaume de Dieu.
L’objectif du carême
Le carême est un temps de conversion qui a pour but de nous préparer à la célébration du Mystère Pascal : la mort de Jésus sur la croix et sa Résurrection lors de la très Sainte Nuit de Pâque. Avoir une âme la plus préparée possible pour accueillir la grâce du Salut de notre humanité.
Les « efforts de carême » n’ont pas pour but de se résumer à quelques vagues efforts décidés à la va vite quelques jours avant la Semaine Sainte, et que l’on fait par habitude sans savoir réellement pourquoi.
Le carême doit ouvrir notre âme à l’action de l’Esprit Saint, pour nous permettre de grandir dans l’amour de Dieu et du prochain. Tout l’être et l’agir du carême poursuit ce double objectif, honorer les deux grands commandements : tu aimerais le Seigneur ton Dieu de toute ton âme et ton prochain comme toi-même.
Propositions pour le carême
Pour les vieux baptisés, la tentation est grande d’aborder le carême avec lassitude, alors que c’est une occasion extraordinaire de me rapprocher de Dieu : faire de la place dans ma vie pour remettre mon Créateur et Sauveur au centre. Le carême est un acte de foi : c’est en Dieu que je trouve mon espérance, ma joie et un sens à ma vie, dans un monde qui ne sait plus ni où il va, ni d’où il vient.
Mais ces « efforts de carême » sont propres à chacun : tel effort insurmontable pour l’un sera quelque chose de modeste pour l’autre. Dieu seul connait le secret des cœurs.
Voici quelques propositions pour ceux qui auraient du mal à trouver des idées concrètes pour ce carême (liste non-exhaustive).
Joyeux carême à chacun !
Voici quelques pistes pour les efforts de carême, qui sont issues de la Tradition Catholique :
Pour grandir dans ma relation avec Dieu :
- Faire une alliance avec Dieu en lui faisant part de mon objectif pour ce carême (mais sans être trop ambitieux)
- Lire l’évangile chaque jour
- Accorder davantage de temps à la prière personnelle (sans que cela prenne la place du devoir d’état)
- S’engager à aller une fois par semaine à la messe (en plus du dimanche bien sûr)
- Venir 10 minutes plus tôt à la messe dominicale pour prendre le temps de me préparer correctement à recevoir le corps du Christ.
- Pratiquer plus régulièrement le sacrement de la confession
- Redécouvrir le sens du jeûne : réduire ma nourriture ou en avoir une plus sobre et prendre cette économie d’argent pour en faire un don a une personne ou une association ; profiter de ce temps gagné pour lire un livre spirituel.
- Jeûner d’écran ou de réseaux sociaux
Pour grandir dans ma relation avec l’autre
Œuvres de miséricordes corporelles :
- Donner à manger à ceux qui ont faim
- Donner à boire à ceux qui ont soif
- Vêtir ceux qui sont nus
- Abriter les sans-abris et les étrangers
- Visiter les infirmes
- Faire l’aumône à ceux qui sont davantage dans le besoin que nous
Œuvres de miséricordes spirituels
- Conseiller ceux qui en ont besoin
- Instruire les ignorants, exhorter les pécheurs
- Consoler les affligés
- Pardonner les offenses
- Supporter patiemment les personnes ennuyeuses
- Prier Dieu pour les vivants et les morts
Mais attention ! Nous avons souvent tendance à vouloir choisir des choses extraordinaires, alors que le meilleur effort est souvent de supporter les difficultés que nous avons sous les yeux avec davantage d’amour et de patience.
Par exemple : quel sens de prier davantage si je suis d’une humeur exécrable à la maison ? Quel témoignage pour moi et les autres ?
P. Jean-Xavier +
8 Février 2026
De l’extrême Onction au Sacrement des malades
Le sacrement des malades n’est pas une condamnation à mort !!! Il est donné en cas de maladie grave ou pour des personnes marquées par la vieillesse (il faut un peu plus qu’un rhume…), mais il est inutile d’attendre la dernière extrémité pour le demander En effet, le sacrement est là pour soutenir le croyant dans l’épreuve de la maladie et l’unir particulièrement au Christ, ce qui est différent des rites et bénédictions qui sont proposées pour faire le passage dans l’autre vie (viatique, bénédiction in articulo mortis…). Il est possible de le recevoir plusieurs fois dans une vie.
Ce dimanche 8 février sera le dimanche de la santé, où nous prions particulièrement pour tous les malades, les soignants et les aidants. Puisque ce sera le premier dimanche des vacances, nous marquerons cette intention le dimanche 22 février, où nous proposerons le sacrement des malades au cours de l’eucharistie ; à cette occasion, les résidents de l’EHPAD Mazenod le recevront.
Pour les personnes qui souhaitent recevoir le sacrement des malades le 22 février, il faut obligatoirement s’inscrire au secrétariat de la paroisse et je tâcherai (de mon mieux) de rencontrer les personnes. N’hésitez pas à en parler à votre entourage, ce sacrement est un cadeau et une bénédiction de l’Église pour ceux qui souffrent.
P. Jean-Xavier +
1er Février 2026
Retour de l’assemblée paroissiale
Dimanche dernier s’est déroulée notre assemblée paroissiale, qui avait pour but de nous mettre à l’écoute de l’Esprit Saint, à titre personnel (où Dieu m’appelle) d’abord, puis dans une dimension plus communautaire. Nous nous sommes basés sur les “5 essentiels” qui constituent la vie et la fonction d’une paroisse :
- La prière : être fils
- L’annonce : être apôtre
- L’accueil : être frère
- La formation : être disciple
- La charité : être serviteur
Après un temps de prière, pendant lequel chaque paroissien a reçu un texte pour discerner le lieu où Dieu l’appelait, chacun est allé vers l’essentiel qui l’attirait. À partir de là, des groupes se sont constitués avec les personnes volontaires pour travailler ces thèmes dans les prochaines semaines, à l’aide de textes qui seront remis ultérieurement.
Le but n’est pas de cloisonner les 5 essentiels ou de faire des “spécialistes” de la prière ou de la charité ! Ces essentiels sont appelés à fonctionner de concert, car la vie chrétienne est basée sur la complémentarité et la communion : nous ne pouvons prendre un élément en ignorant les autres. À terme, peut-être que ces groupes déboucheront sur des propositions qui seront présentées à l’EAP de la paroisse.
Si des personnes n’ont pas pu participer à cette assemblée et souhaite le faire, vous pouvez contacter le secrétariat de la paroisse.
L’enjeu pour chacun est de prendre en main son baptême, comme Saint Jean-Paul II nous interrogeait le 1er juin 1980 lors de son homélie au Bourget : “France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême?“
Lien de l’homélie complète : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1980/documents/hf_jp-ii_hom_19800601_parigi-francia.html
P. Jean-Xavier +
25 Janvier 2026
“Fleuris là où Dieu t’a planté” (Saint François de Sales )
Saint François de Sales que nous célébrons ce samedi invitait les baptisés à ne pas papillonner à droite ou à gauche, mais à porter du fruit là où ils sont, car Dieu nous attend ici et pas ailleurs (à moins d’une vocation spéciale).
“Allez, vous aussi. L’appel ne s’adresse pas seulement aux Pasteurs, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses ; il s’étend à tous : les fidèles laïcs, eux aussi, sont appelés personnellement par le Seigneur, de qui ils reçoivent une mission pour l’Église et pour le monde. Saint Grégoire le Grand le rappelle, lorsque, prêchant au peuple chrétien, il commente la parabole des ouvriers de la vigne : « Examinez donc un peu, mes frères, votre mode de vie, et vérifiez bien si déjà vous êtes des ouvriers du Seigneur. Que chacun juge ce qu’il fait et se rende compte s’il travaille dans la vigne du Seigneur ».” (Exhortation apostolique Christifideles Laici de Saint Jean-Paul II, sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le monde, 1988, n°2).
Ce dimanche, l’Église du Christ qui est dans notre quartier se réunit, car elle est convoquée par son Dieu (ekklēsía, assemblée convoquée) pour que, dans l’Esprit Saint et la fidélité à l’Église, elle discerne le projet du Christ pour participer à l’annonce et à la vie du Royaume de Dieu dans le 3e arrondissement pour les prochaines années.
Je rassure les paroissiens, il n’y a pas d’embuscade, pas d’engagement obligatoire, mais une réflexion à deux niveaux qui se fera dans le temps :
- Quel projet Dieu a mis dans mon cœur dans l’exercice de mon baptême ?
- Quel projet Dieu a-t-il pour nous en tant que paroisse ?
À partir de là, nous avancerons de façon plus concrète à l’écoute du Seigneur : “Allez, vous aussi, à ma vigne“» (Mt 20, 4).
P. Jean-Xavier +
18 Janvier 2026
Du Vatican au Saint Sacrement
Les 7 et 8 janvier dernier, Léon XIV convoquait un consistoire extraordinaire au Vatican avec les cardinaux qui avaient pour mission de proposer des orientations de travail pour le pape, et libre à lui de faire ce que l’Esprit lui soufflera.
Le 25 janvier, après la messe de 10h, se tiendra l’Assemblée Paroissiale de notre communauté qui aura un objectif bien particulier. Le plus souvent, dans les paroisses, les initiatives pastorales viennent du curé, puis de l’Equipe d’Animation Pastorale, ce qui n’est pas une mauvaise chose puisque cela fait partie de leur mandat !
Notre paroisse a vécu de nombreuses grâces l’année dernière, et de nombreuses initiatives, mais ce que nous voudrions faire avec l’EAP, c’est une consultation générale des paroissiens, car l’Esprit Saint parle aussi par le Peuple de Dieu. C’est ce qu’on appelle le Sensus Fidei (“instinct infaillible de la vraie foi que l’Esprit de Vérité entretient dans le peuple de Dieu”).
De nombreux paroissiens viennent me voir pour me dire que telle ou telle chose leur tient à cœur : la visite des personnes âgées et isolées, le soin des plus pauvres, l’évangélisation, l’adoration eucharistique, l’étude de la Bible… Le but de cette assemblée est d’aider les fidèles à réaliser que Dieu s’adresse à notre communauté par ce qu’Il met dans leurs cœurs et les talents qu’Il leur a donnés : c’est le Sensus Fidei.
Chaque paroissien de 7 à 107 ans est attendu pour cette assemblée, et il est impossible de se dire : “je n’ai rien à apporter”, “je suis trop vieux” ou “ça ne vaut pas le coup”… Le fait que nous soyons sur terre signifie que Dieu a une mission pour nous, et celle-ci ne s’arrêtera que lorsque nous fermerons les yeux pour la dernière fois.
Il ne s’agira pas d’être dans un activisme anxieux, comme on peut souvent le voir dans l’Église, mais avant tout de redécouvrir notre place dans le Peuple de Dieu, et discerner la mission qu’Il me confie Ici et maintenant, à titre personnel et communautaire.
Dimanche 25 ne sera pas le lieu où tout sera décidé (ça ne durera pas trop longtemps, promis), mais le moment où nous mettons en branle ce processus qui prendra le temps nécessaire, pas de précipitation !
Donc, venez dimanche prochain vous mettre à l’écoute du Saint-Esprit, pour discerner ce que Dieu a mis dans votre cœur pour le bien de notre communauté, et prions dès maintenant pour que cette Assemblée Paroissiale soit placée sous le sceau de l’Esprit Saint.
P. Jean-Xavier +
11 Janvier 2026
Souviens-toi de ton baptême
Elle est bien curieuse, cette fête du baptême du Seigneur, et l’on serait tenté de dire, comme le Baptiste : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Et il est vrai qu’on se demande bien pourquoi Jésus, le Juste, le Pur, le Fils de Dieu, a besoin de recevoir un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Contemplons la scène : la longue file d’attente de ceux qui se reconnaissent indignes, et qui espèrent que cette immersion dans l’eau les lavera de leurs souillures, de leurs fautes, de leurs infidélités à la loi. Des publicains, des soldats, des prostituées et des pécheurs publics, la lie de la société, ce que le monde compte de voleurs et de violents, de trafiquants et de filous, de filles à soldats et de maquereaux… Et c’est dans cette file d’attente que Jésus vient prendre place pour être, lui aussi, baptisé par Jean. Dieu, décidément, se range du mauvais côté…
« Il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » dit Jésus à Jean. La justice, ce n’est pas que Jésus soit lavé par les eaux du Jourdain, mais bien au contraire que ces mêmes eaux soient sanctifiées par le corps du Christ ! Ici commence une nouvelle étape de l’histoire du Salut : cette eau sanctifiée revêt désormais une autre signification. Elle devient l’eau de notre baptême, non plus un baptême de conversion, mais un baptême de renaissance. C’est ce que nous entendons lors de la si belle prière de bénédiction de l’eau baptismale lors de la vigile pascale : Que l’Esprit Saint donne, par cette eau, la grâce du Christ, afin que l’homme, créé à ta ressemblance, y soit lavé par le baptême des souillures qui déforment cette image, et renaisse de l’eau et de l’Esprit pour la vie nouvelle d’enfant de Dieu.
Elisabeth Vilain, ov
04 Janvier 2026
Terminer une année avec le Messie, en commencer une avec le Sauveur.
Cette nouvelle année s’ouvre avec la solennité de l’Epiphanie, où le drame d’un enfant né dans une étable deviendra une manifestation du Dieu à toutes les nations et une annonce du Salut à venir.
En une époque où chaque année peut nous sembler plus incertaine que la précédente, et que l’expression : “bonne année” devient une expression ironique, rappelons-nous que Dieu est maître de l’histoire. Il sait ce que nous vivons, ce que nous allons vivre, et c’est en connaissance de cause qu’il nous a promis la délivrance finale.
Frères et sœurs, que cette phrase de l’évangile de saint Matthieu soit notre guide pour cette nouvelle année : “Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” Mt 28,20.
Sainte année à chacun !
P. Jean-Xavier +